Blogue du peintre animalier naturaliste Robert M. Deschenes

Histoires, couleurs et plumes

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Peindre pour protéger | Robert M. Deschenes peintre animalier

Il y a quelques jours, à Montmagny, un homme s'est arrêté devant Autour des Palombes et a tendu la main vers la toile. Pas pour toucher,pour vérifier. Les plumes étaient-elles peintes ou collées là ? Je l'ai regardé faire et j'ai pensé : c'est exactement pour ça que je travaille.Je travaille pour que quelqu'un s'arrête et se demande ce qu'il voit. Parce que quand on se pose cette question devant un tableau, on commence à se la poser dehors aussi.Je passe des heures à peindre des espèces que les gens croisent sans les voir. Un Garrot à œil d'or sur le lac en mars. Un Bruant à gorge blanche dans le bois derrière la maison. Une Paruline qui fait escale quelques jours avant de continuer vers le nord. Je les peins en hyperréalisme parce que je veux que le tableau force la pause que la rencontre en nature n'oblige pas. On peut passer à côté d'un oiseau. On ne peut pas ignorer un tableau posé en face de soi.Ce n'est pas de la militance. C'est plus direct que ça : on ne défend pas ce qu'on n'a jamais regardé en face.Le Festival ornithologique de Montmagny, cette semaine, me l'a rappelé. Des centaines de personnes qui sortent leurs jumelles pour une Oie des neiges, qui s'arrêtent dix minutes pour un limicole sur la grève. Ce n'est pas un public de connaisseurs, c'est un public de gens qui ont choisi, ce matin-là, de regarder. Mon travail, c'est de prolonger ce regard jusqu'à dans un salon, jusqu'à sur un mur où la faune du Québec peut exister douze mois par année.À Saint-Hubert, je suis secrétaire de l'Association des Riverains du lac. On replante des bandes riveraines, on travaille sur la qualité de l'eau, on essaie de garder un habitat viable autour d'un lac qui se transforme. Ce travail et ma peinture sont la même chose sous deux formes différentes. Dans les deux cas, je cherche à convaincre que la faune sauvage a sa place ici, dans notre quotidien. Pas seulement dans les parcs, pas seulement dans les documentaires.Si quelqu'un achète une de mes toiles et commence à regarder les oiseaux par sa fenêtre, j'ai fait mon travail. Si une bande riveraine replantée abrite un nid de Canard colvert cet été, on a fait le nôtre.Le beau attire le beau. Ça s'applique aux tableaux. Ça s'applique aux lacs.

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L’art Animalier Naturaliste

L'art animalier naturaliste est une forme d'art qui représente les animaux de manière réaliste et détaillée, en mettant l'accent sur leur apparence, leur comportement et leur environnement naturel. Ce style artistique cherche à capturer la beauté, les caractéristiques anatomiques et les mouvements des animaux tout en respectant leur fidélité à la nature. Les artistes naturalistes s'inspirent souvent de l'observation directe des animaux dans leur habitat ou d'études scientifiques pour produire des œuvres précises et vivantes. Ce courant artistique est particulièrement apprécié pour sa capacité à sensibiliser le public à la faune et à la conservation de la nature.

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Choisir des tableaux d’animaux sauvages

Un regard mal saisi suffit à affaiblir toute une œuvre. En peinture animalière, c'est souvent là que tout se joue. Les tableaux d'animaux sauvages touchent juste lorsqu'ils dépassent la simple ressemblance pour rendre une présence, une tension, une vérité du vivant que l'on reconnaît immédiatement, même sans pouvoir l'expliquer.

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Les outardes et le gazon

Chaque printemps, les outardes reviennent. Les bernaches du Canada repèrent les terrains en bordure du lac — ces belles pelouses rases, bien tondues, qui descendent jusqu'à l'eau. Et les voisins recommencent à chercher comment s'en débarrasser.

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L’art naturaliste animalier, sans compromis

Un regard de chevreuil suspendu dans la lumière. La tension d’un loup avant le mouvement. Le plumage d’un harfang rendu avec une fidélité presque troublante. C’est là que l’art naturaliste animalier prend toute sa force pas dans la performance technique, mais dans la présence. Il s’agit de restituer la densité d’un être vivant, son intelligence silencieuse, le lien qui l’unit à son territoire.

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Peinture animalière hyperréaliste au Québec

Voir le regard d’un loup, la tension d’un cervidé à l’affût ou un plumage rendu avec une précision presque troublante ça arrête. Pas le genre d’effet qu’on admire de loin en hochant la tête. Une peinture animalière hyperréaliste bien menée oblige à s’approcher. À vérifier. À douter un instant.Et quand elle est portée par une vraie connaissance du vivant, elle donne à la faune une présence que la simple ressemblance n’atteint jamais.

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Quand les oiseaux m’ont appris à regarder

Il pleuvait sans arrêt. Deux semaines de vacances au Bas St-Laurent, et la pluie ne voulait pas s’arrêter. C’était il y a plus de trente ans, chez ma mère, dont la résidence est adjacente à la rivière Madawaska. Les activités extérieures étaient à peu près impossibles, et l’ennui commençait à s’installer sérieusement.

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L’art animalier à travers les âges : de Lascaux à aujourd’hui

L’art animalier traverse l’histoire humaine de part en part. Pas comme un genre mineur qu’on redécouvre de temps en temps comme un fil qui n’a jamais vraiment été coupé. Des parois de Lascaux aux galeries d’aujourd’hui, les animaux ont été des symboles, des partenaires spirituels, des sujets d’étude, des miroirs. Parfois tout ça en même temps, dans la même œuvre.

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