Baleines a bosse

840,00 $

Acrylique sur toile

12 x 18

Elle avance, et lui suit, pas à côté, pas devant, mais dans l'espace exact qu'elle laisse derrière elle. Le baleineau n'a pas encore la force du large ; il emprunte le sillage de sa mère comme on emprunte une route déjà tracée.

En surface, l'eau se déchire en écume blanche. En profondeur, elle s'éteint en un bleu qui n'a plus de nom. Entre les deux, ces deux corps glissent sans effort apparent, reliés par quelque chose que l'œil ne voit pas mais que la position dit tout entière : la protection n'a pas besoin de bras, ici, elle se loge dans la distance exacte qu'une mère choisit de garder.

Rien ne presse sous l'eau. Le temps s'y compte en respirations, espacées, patientes. Et dans cet espace suspendu, un petit apprend déjà ce que c'est que d'être gardé.

INSPIRATION

Cette œuvre voulait capter un seul geste : une baleine à bosse protégeant son baleineau. La position du petit, calé dans le sillage protecteur de sa mère, n'est pas qu'une invention esthétique, c'est la position réelle qu'adoptent les couples mère-petit chez cette espèce, où la proximité physique sert autant la protection que l'économie d'énergie du jeune.